Tout esprit profond avance avec une canne blanche

Publié le Mis à jour le

Bonjour !

Si vous me suivez un chouille ( merci ! Bête Noire , que je pousse des petits cris hystériques à chaque fois que je peux trouver un nouveau bouquin de la gamme alors quand cette merveille s’est glissée dans ma boite aux lettres , j’ai littéralement et littérairement défailli !

J’avais déjà eu un énorme coup de cœur pour le précédent bébé d’Ingrid Desjours , Les Fauves , j’attendais donc avec impatience que La prunelle de ses yeux me charme.

Ingrid est une reine des mots , elle sait parfaitement emmener son lectorat là où elle le veut , le faire passer du stress à la colère , de la joie aux pleurs en quelques pages.

J’ai plongé profondément et avidement dans son roman , pour le finir en une journée à peine !

Il est aveugle . Elle est ses yeux . Elle pense le guider vers la lumière . Il va l’entrainer dans ses ténèbres .

Gabriel a tout perdu en une nuit . Son fils de dis sept ans , sauvagement assassiné . Ses yeux . Sa vie …

Les années ont passées et l’aveugle n’a pas renoncé à recouvrer la vue . Encore moins a faire la lumière sur la mort de son enfant.

Quand un nouvel élément le met enfin sur la piste du meurtrier , c’est une évidence : il fera justice lui mème .

Mais pour entreprendre ce long et éprouvant voyage , Gabriel a besoin de trouver un guide .

Il recrute alors Maya , une jeune femme solitaire et mélancolique , sans lui avouer ses véritables intentions.

Pas de doutes , je suis tombée dans le piège , m’exclamant régulièrement avec un  sourire en coin :  » mais qu’elle est douée celle la ! « 

Le lecteur naviguera au fil du livre à deux époques distinctes , 2003 lorsque le fils de Gabriel , Victor , était en vie et 2016 lorsque le paternel est en quête de justice.

Petit à petit , on se rend compte que la douce Maya a été impliquée dans le meurtre de Gabriel d’une façon obscure , les apparences sont souvent trompeuses et le mal n’est pas forcément la où on le croit  !

J’ai été émue aux larmes , j’ai eu envie de secouer Maya , de détruire Gabriel , et inversement !

C’est fort , difficile , tourmenté , c’est à la limite du soutenable pour certaines scènes , à l’instar de Gabriel , j’ai eu parfois envie de fermer les yeux , de rester dans le noir , d’oublier , mais je suis revenue , je suis restée dans la spirale infernale d’Ingrid …


Ce fut si bon , une douleur vive , un venin qui paralyse et pousse à tourner les pages sans cesse jusqu’au point final , qui laisse essoufflé , en sueur , comme après un marathon ou une nuit d’amour torride.

Difficile de ne pas en dévoiler trop , alors plutôt que de laisser échapper les mauvais mots , je vous incite vivement à foncer dans votre librairie chérie pour vous procurer cette bête noire .

Son seul défaut , comme tout bon bouquin , il est hardu de le refermer !! 

En plus , d’une pierre deux coups , Les fauves vient de sortir en poche , c’est pas beau ça ? 😉

Alors ça vous tente ?

Bonne journée les bookaddicts !

Ps : La Bête Noire fête ses un an ce mois tout comme je fête mes un an d’amitié avec la poétique Thé mon Oolong qui a réussi à me supporter jusqu’à la , les partages théinés et bien plus sont de mise alors pourvu que ça dure ! ❤

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27 réflexions au sujet de « Tout esprit profond avance avec une canne blanche »

    Thé mon oolong a dit:
    23 octobre 2016 à 10 h 34 min

    ❤❤❤❤❤❤❤

    Aimé par 1 personne

    lesmotordusdanneju a dit:
    23 octobre 2016 à 13 h 30 min

    Ton article est juste excellent ! BRAVOOOO
    Tu m’as donné envie de la découvrir !

    Aimé par 1 personne

    Valentine Pumpkins a dit:
    24 octobre 2016 à 12 h 49 min

    Voilà qui est très encourageant ! Mais connaissant bien les autres écrits de l’auteure, je ne suis pas vraiment surprise :p

    Aimé par 1 personne

      Athénaïs a répondu:
      24 octobre 2016 à 12 h 51 min

      J’avais eu un peu plus de mal avec les premiers , je l’avoue , mais boudiou, les fauves m’avaient tellement retournée que j’en attendais beaucoup beaucoup :))

      Aimé par 1 personne

    Collectif Polar : chronique de nuit a dit:
    31 octobre 2016 à 3 h 35 min

    Beau Billet miss Pépète, presque tu me ferais regretter de ne pas l’avoir encore lu ! 😉

    Aimé par 1 personne

    Une auteure , une rencontre… « Un Bouquin dans la Tasse a dit:
    12 janvier 2017 à 20 h 51 min

    […] avais longuement parlé d’Ingrid Desjours pour ses deux précédents romans Les fauves et La prunelles des ses yeux publiés dans la collection La Bête Noire chez Robert Laffont […]

    Aimé par 1 personne

    Un Bouquin dans la Tasse a dit:
    5 avril 2017 à 17 h 06 min

    […] pas d’éloges pour cette collection qui est de loin ma préférée , souvenez vous , là et là  ( entre autres ) […]

    Aimé par 1 personne

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